Six magiques beaux gosses

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Six magiques beaux gosses

07/11/2026

Six magiques beaux gosses

Le match en chiffres

Score

85 - 87

23.33%
% 3 points
34.48%
45.95%
% 2 points
56.67%
15
Balles perdues
18
45
Rebonds
39
13
Passes décisives
18
85
Evaluation
87

Moyennes réalisées à partir des matchs de championnat

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Élite 2

 

Une semaine après une victoire rassurante contre Aix-Maurienne, l'ASA se déplaçait à Caen pour la huitième journée de championnat d'Elite 2. Avec un effectif limité à six professionnels plus l'enfant du pays Matteo Kiefer et trois espoirs (Jules Grotzinger, Cheikh Tandia et Dylan Kadima Ntoso), les Irréductibles ont mené une lutte sans merci qui a vu trente-cinq changements de leaders, et ont fini par s'imposer en prolongations sur le score de 85 à 87.

Le résumé vidéo

Le résumé du match

Le match démarre par un 5-0 pour Caen, auquel Jaden Bediako donne un coup arrêt par un énorme contre qui scotche le tir de Maxime Yomi sur la planche avant de marquer derrière après un gros rebond pour enclencher un 7-0. L’ASA continue à faire tourner le ballon même si ça ne crée pas de positions ouvertes mais la réussite est bien au rendez-vous à l’image de ce tir à trois points impossible de Nikola Knezevich au bout des 24 secondes, en déséquilibre sur un pied et quasiment dehors dans le coin coin du terrain, et qui permet de passer devant (9-12, 8ème minute de jeu). Petar Aranitovic percute bien mais en face Tyler Thomas accélère et met en difficulté la défense alsacienne (neuf fautes sur le seul premier quart-temps… dix en comptant la technique de Trumo Bogavac), offrant des lancers-francs aux caennais qui leur permettent de terminer la première période avec un nouveau 6-0 leur donnant cinq points d’avance (20-15, fin du premier quart-temps).

Si l’intensité ne faiblit pas, les deux équipes commettent des erreurs (3 marchers dans la première minute du deuxième quart-temps), le jeu s’enlise et il faut attendre presque deux minutes trente de jeu pour voir évoluer le score. L’écart se réduit et l’ASA recolle grâce à son jeu intérieur avec un Jaden Bediako dominant et un Allan Jeanne-Rose sur tous les rebonds dont deux claquettes de suite, la seconde au dunk et avec la faute : temps-mort Caen (22-21, 14ème).
Les normands réagissent, toujours à l’intérieur, en jouant sur Vladimir Ilic et Kentan Facey, mais les fautes s’accumulent et le jeu s’écarte à trois points : si c’est Tyler Thomas qui ouvre les vannes en premier, Russel Jones et Nikola Knezevic répondent immédiatement et en 40 secondes on passe du plus gros écart du match (six points) à une égalité (29-29, 17ème).
Les deux formations sont adroites (la première mi-temps se termine avec 8 points sans rater pour Caen, 9 pour l’ASA) et se rendent coup sur coup dans dans un quart-temps qui aura vu dix changements de leader, échauffant les esprits au point qu’après une dernière action de jeu ponctuée par un dunk d’Idrissa Ba remettant les alsaciens en tête ce dernier s’embrouille avec Darel Poirier, leur rapportant à chacun une faute technique (37-38, mi-temps).

Comme pour narguer les alsaciens venus à six pros, Jean-Baptiste Lecrosnier le coach Caennais change ses cinq joueurs pour démarrer la seconde mi-temps. Les fautes tombent vite et le score évolue désormais principalement aux lancers-francs (sur les premières deux minutes trente de jeu les huit points marqués l’auront tous été sur la ligne). L’ASA en profite et, en en plus d'infliger leur quatrième faute aux intérieurs locaux, élargit de nouveau le jeu pour offrir à Petar Aranitovic un tir primé égalisant le plus gros écart du match, détenu jusqu’ici par Caen (41-47, 23ème minute). Mais rien n’est joué et la tension est palpable, chaque tir est difficile, et le commentateur lnb.tv s’inquiète pour la durée de vie de la veste de Trumo Bogavac, comme un lion en cage au bord du terrain. A l'entame de la dernière période seuls trois points séparent les deux équipes (56-59, fin du troisième quart-temps). 

Les joueurs de Caen prennent l’ascendant dès les deux premières minutes, en provoquant quatre fautes mettant déjà les alsaciens dans la pénalité, dont la quatrième d’Idrissa Ba (les deux paires d’intérieurs ayant désormais à une faute de l’exclusion). Face à une équipe ne pouvant plus prendre de fautes ils attaquent et passent un 11-0 leur donnant huit points d’avance (69-61, 33ème)... avant une réaction des visiteurs qui égalisent de nouveau en enchaînant à leur tour un 8-0 incluant deux tirs primés d’affilée pour Russell Jones (69-69, 35ème). L’attaque normande s’enraye (six tirs ratés de suite) et les alsaciens, même si ils ne sont guère mieux lotis en terme d'adresse, parviennent quand même à prendre trois points d’avance pour déjà déclencher le deuxième temps-mort caennais de la période. Alors qu’on entre dans les deux dernières minutes de jeu Caen égalise de nouveau, et si Allan Jeanne-Rose, plutôt en difficulté aux lancers-francs jusqu’ici, en marque deux à trente secondes du buzzer pour prendre deux points d’avance, l’intenable Tyler Thomas marque ses vingt-cinquième et vingt-sixième points du match pour envoyer les deux équipes en prolongations (75-75, fin du temps règlementaire).
L’ASA avec trois joueurs à quarante minutes de jeu tient le coup, et maîtrise le money-time : à moins quatre à deux minutes de la fin Russell Jones prend un nouveau tir TRÈS longue distance pour recoller, imité quelques secondes plus tard par Nikola Knezevic : à trente secondes du buzzer les deux équipes sont encore à égalité, comme elles l’auront été huit minutes en tout durant le match… avant que Russell Jones trouve l’ouverture pour un double-pas facile ! L’ultime temps-mort des locaux n’y changera rien : les irréductibles remportent – pour la cinquième fois en cinq rencontres depuis la création de l’ASA - leur duel contre Caen.

Qu'elle fait du bien cette troisième victoire arrachée malgré la fatigue ! Tout en permettant à l'ASA de sortir de la queue de peloton, elle confirme aussi l'intégration du jeu intérieur et le rôle de chaque joueur. Il ne reste plus qu'à réintégrer les blessés pour rééquilibrer les temps de jeu - en dépit de tout ce qu'il apporte Allan Jeanne-Rose ne pourra pas jouer longtemps 44 minutes chaque match - mais en attendant on se donne rendez-vous dès vendredi prochain, le 13 novembre, pour la réception à la Forest Arena de Hyères-Toulon en espérant casser leur rythme d'une victoire tous les deux matchs.

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