De gros travers fatals 

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De gros travers fatals 

29/01/2022

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Pro B

  • Le film du match : de gros travers fatals 

Ce vendredi, c’était une troisième victoire de rang, série inédite cette saison, que tout le peuple de l’ASA attendait. Seulement, après des succès contre Quimper, puis à Rouen, Jason Bach et ses coéquipiers ont montré trop de failles, en particulier en défense, pour espérer dominer à domicile une équipe de Saint-Vallier vaillante et pleine de valeurs.

Il faut dire que l’absence de Stéphane Eberlin, positif au covid, et celle de Cyrille Eliezer-Vanerot, qui doit passer des examens cardiaques, n’ont pas forcément arrangé les choses. 

Pour sa première à la tête d’une équipe de LNB, Old Lo, l’assistant devenu coach principal d’un soir, voit ses joueurs, après un panier initial de Marquis Wright (2-0, 2e’), être rapidement pris de court par les Drômois. Varanauskas, ex-meneur du BCGO, et Tortosa profitent de bons spots de tirs, face à une défense alsacienne absente (6-14, 5e’). 

Le temps-mort pris par Old Lo et l’entrée d’Ivan Vranes, auteur d’un bon passage, remettent les pendules à l’heure, mais Saint-Vallier reste aux commandes à la fin du premier quart-temps (16-19, 20e’).

Quelques atermoiements plus tard, Marquis Wright entre en scène pour en faire voir de toutes les couleurs aux visiteurs. Malgré une adresse famélique côté bas-rhinois (2/13 à trois points à la pause), notre meneur américain incarne l’arbre qui cache la forêt, grâce à ses 12 unités inscrites (17 à la mi-temps). 

L’ASA parvient ainsi enfin à passer devant après un alley-oop emprint de réussite entre Marquis Wright et « Obi » (33-32, 17e’). Au moment de rentrer aux vestiaires, les locaux ont retrouvé un peu de sérénité face à Demond Watt (42-37, 20e’), tête connue lui aussi du côté de Gries pour avoir été champion de France de N1 en 2018.

Le début du troisième acte sera le chant du cygne de nos garçons. La très bonne entame orchestrée par Sofiane Briki fait s’emballer le public (48-39, 22e’). Ce sera un feu de paille. L’Alliance éteint ensuite la lumière et, les bras presque ballants en défense, laisse les joueurs de la Drôme revenir irrésistiblement dans la course (50-47, 25e’, puis 58-63, 29e’).

Place alors au sauve-qui-peut. Permissifs en défense, spectateurs en attaque, les Alsaciens prennent l’eau dès la reprise (61-72, 32e’). L’écart grimpe à 15 unités sous les coups de boutoir d’un Pape Beye des grands soirs et d’Arthur Bruyas derrière la ligne primée. Saint-Vallier, solide, qui joue juste, maîtrise avec sérénité une fin de parte tranquille. 

Les trois paniers à trois points d’Anthony Racine dans les dernières secondes atténuent la note… mais le faible écart est trompeur (85-92). L’ASA s’incline logiquement après être retombé dans ses travers. Il faudra se reprendre, dès vendredi prochain, à Evreux, candidat direct au maintien. 

Consultez les stats complètes ici

Quart-temps : 16-19, 26-18 (42-37), 16-26, 27-29. Forest Arena à Gries. Arbitres : MM. Collin, Bezanger et Mme Athenoux. 

ASA : 29/69 aux tirs dont 10/33 à trois points, 29 rebonds (Cazenobe 9), 15 passes décisives, 7 ballons perdus. 

Wright 20, Bach 9, Dimanche 2, Enechionyia 7, Cazenobe 8, Briki 11, Vranes 10, Racine 16, Sautier 2.
 
SAINT-VALLIER : 32/64 aux tirs dont 11/32 à trois points, 43 rebonds (Watt 9), 24 passes décisives, 14 ballons perdus. 

Gaillou, Watt 12, Beye 22, Tortosa 7, Bruyas 12, Ateba 5, Suka-Umu 15, Thomas 4, Varanauska 11, Rhoomes 4.

  • La stat du match : 118

Soit l’évaluation collective de Saint-Vallier ce vendredi. C’est la troisième meilleure marque cette saison pour l’équipe visiteuse. La statistique valide la bonne performance des hommes de Philippe Namyst, mais aussi la terne prestation défensive de nos joueurs, qui ont laissé trop de champ libre. Depuis le début de saison, les Drômois affichent une évaluation moyenne de 85,7.

 

  • La décla : Old Lo, coach du soir, après la rencontre.

« Ce que je retiens de mon côté, c’est la deuxième mi-temps où on a manqué d’agressivité et où on a donné trop de choses, dont 16 points par exemple sur les seuls rebonds offensifs. Est-ce qu’on s’est trop appuyé sur Marquis Wright? Les autres équipes travaillent, elles savent que Marquis est notre maître à jouer. S’il est seul, il ne peut pas changer le monde. Certains joueurs sont passés à côté et ça ne va pas. Cette troisième victoire, elle nous aurait fait du bien. C’est décevant. »

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